02 septembre 2007
Hollande n'a rien compris
Voici ce que je lis dans l'actualité : "Le Premier secrétaire a de nouveau posé trois conditions à des alliances PS-MoDem: que ce dernier accepte le projet du PS, le rassemblement de la gauche et qu'il s'oppose à Nicolas Sarkozy."
Encore une fois François Hollande n'a rien compris : il voudrait bien travailler avec le MoDem si et seulement si celui-ci se ralliait à la gauche, et adoptait son sectarisme.
Quel aveuglement ! Surtout ne rien changer et attendre que les autres viennent vers vous ?! Ce n'est pas ainsi en effet que socialistes et centristes se rencontreront.
François Hollande ferait bien d'écouter les conseils de Michel Rocard, voire de Ségolène Royal, qui a une meilleure intuition que lui à ce sujet.
En ce qui me concerne, et je pense n'être pas seule, je ne pourrai travailler avec le PS qu'à trois conditions : qu'il cesse de prôner le rassemblement de la gauche, qu'il soit à l'écoute des projets centristes, et qu'il ne se cantonne pas à l'opposition systématique.
Je ne pense pas que le PS puisse survivre longtemps s'il suit la ligne actuelle de son premier secrétaire ; j'imagine en tout cas que de nombreux socialistes préféreraient travailler avec le MoDem qu'avec le PC ou la LCR. Pourront-ils rester longtemps dans ce parti ? C'est un pari bien risqué que fait François Hollande.
18:35 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : PS, MoDem, Bayrou, Rocard, Hollande, Royal
01 mai 2007
A titre personnel, je ne voterai pas Sarkozy
J'invite les lecteurs du Calvados à signer avec moi le communiqué suivant, publié par un collectif de jeunes UDF, et qui est on ne peut plus fidèle aux propos tenus par François BAYROU.
Merci aussi de déposer votre signature sur le blog suivant : http://nonasarkozy.hautetfort.com
COLLECTIF DE JEUNES UDF OPPOSES A L’ELECTION DE NICOLAS SARKOZY A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
"Le collectif qui s’est créé est composé de membres des Jeunes UDF qui, à titre personnel, ont souhaité se rassembler pour rappeler les contradictions entre le projet de société de Nicolas Sarkozy et celui de l’UDF.
Nous avons adhéré à l’UDF car nous pensons que la bipolarisation du monde politique imposée par les médias et les deux grands partis ne va pas dans le sens de la démocratie. Nous croyons en l’indépendance de notre courant de pensée et par-dessus tout aux valeurs démocratiques qui doivent reprendre toute la place qu’elles méritent dans notre vie politique.
Être à l'UDF, c’est s’engager pour un Etat impartial, un renouveau politique, une France rassemblée, unie autour d’un objectif commun : la réussite de notre pays dans un paysage politique européen apaisé. C’est avoir à cœur de garantir l’indépendance des médias, des associations, des acteurs de la vie politique. C’est promouvoir le développement durable, le respect des générations futures. C’est refuser le verrouillage de notre pays. C'est être humaniste, ne pas accepter de voir des prédispositions, notamment génétiques, aux maux de notre société. Or Nicolas Sarkozy ne garantit pas le respect de ces valeurs, qui ont été portées par l’UDF tout au long de la campagne présidentielle.
Nous soutenons que la stratégie politique de M. Sarkozy a été, durant les cinq dernières années, de stigmatiser une partie des Français et de miser sur le « tout communication » alors que le rôle du Président de la République est d'assurer la cohésion de notre pays et sa dynamique. Nous ne pouvons cautionner de tels agissements en leur donnant la légitimité d'une élection au suffrage universel. Nous tenons aussi à rappeler que le futur Président de la République française sera demain président de l'Union Européenne. A nos yeux, Nicolas Sarkozy n'est pas non plus capable de relancer la dynamique européenne.
Par ailleurs, il est inacceptable que ceux qui ont quitté l’UDF en 2002 accusent François Bayrou de « tuer l’UDF » en créant un nouveau parti démocrate. L’UDF, ce sont des militants engagés qui l’ont fait vivre ces dernières années, et particulièrement pendant la campagne présidentielle. Détenteurs du parti, les militants sont, dans leur immense majorité, convaincus de la nécessité de construire un grand mouvement démocrate, seul capable de répondre aux aspirations des millions d’électeurs qui ont voté pour François Bayrou lors du premier tour. Ce parti ne pourra pas s'exprimer efficacement dans un système verrouillé où la séparation des grands pouvoirs n'est pas assurée.
Notre collectif n’appelle pas à voter Ségolène Royal car nous respectons la position de notre leader politique François Bayrou. Mais comme lui, nous savons d’ores et déjà « pour qui nous ne voterons pas » !"
22:05 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, udf, collectif jeunes udf, sarkozy, royal, vote, delecroix
7 jours de réflexion
Depuis une semaine, beaucoup de choses se sont passées qui ont fait un peu avancer ma réflexion.
Premier constat : presque tous les élus UDF ont annoncé qu'ils allaient voter Sarkozy, plus ou moins rapidement, trop rapidement en tout cas à mon goût. Ils donnent en effet l'impression de lui apporter leur soutien en n'ayant pas attendu que Bayrou se prononce une dernière fois après le débat de demain. Et surtout ils laissent penser que l'UDF n'a pas changé, et qu'ils ont marchandé un soutien de l'UMP pour assurer leur réélection. Cela explique les réactions d'indignation parfois violentes de certains militants qui se sentent en quelque sorte trahis.
Mais je voudrais rappeler qu'il n'y a rien d'étonnant à ce que nos élus, issus de l'UDF historique, penchent plutôt à droite.
Ce qui est gênant, ce n'est donc pas qu'ils votent Sarkozy, c'est que les médias ne parlent que d'eux et non des nouveaux militants, ceux qui ont beaucoup donné pendant la campagne, ceux qui ont animé des réunions, pris des responsabilités et seront les élus de demain du nouveau parti démocrate : ceux-là intéressent moins les médias (ce n'est pas une critique, juste un constat), alors que c'est parmi eux que se trouvent les autres, ceux qui ne souhaitent pas particulièrement voter Sarkozy.
Ce qui est gênant, donc, c'est que l'image de l'UDF qui est donnée par nos élus est une image déformée, qui ne correspond pas à la diversité des sensibilités présentes au sein de ce parti (et des électeurs de François BAYROU), diversité que nous souhaitons tous cultiver et qui fait notre richesse.
Mon deuxième constat est qu'il y a eu un débat cette semaine entre Ségolène Royal et François Bayrou, et que ce débat a été de fort bonne tenue, prouvant au moins qu'un dialogue était possible avec certaines personnes du PS. Cela n'enlève rien à mes remarques acerbes contre l'appareil du PS, mais je constate qu'une évolution du PS est possible, voire souhaitée par certains?
Je ne me reconnais toujours pas dans le programme -notamment économique- de Ségolène Royal, je persiste à trouver qu'elle n'a pas toutes les qualités pour être présidente, mais je préfère son attitude à celle de Sarkozy, qui semble bien décidé à imposer ses méthodes coûte que coûte, et continue à pratiquer l'intimidation.
Bref, je ne peux plus exclure de voter pour elle par défaut, mais il me reste quelques jours pour y réfléchir. Je refuse en tout cas de me laisser intimider par ceux qui prétendent que le vote blanc n'est pas courageux, et surtout j'attends d'entendre à nouveau François BAYROU, il pourrait nous surprendre.
21:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, udf, bayeux, législatives, royal, sarkozy, vote
25 avril 2007
Le hara-kiri du PS
Finalement, je voudrais remercier Ségolène Royal, qui va réussir à précipiter la perte du PS.
Entre les partisans d'une alliance au centre et ceux d'une alliance à gauche, l'incompatibilité est évidente, et l'explosion inévitable.
Je prédis donc un prochain ralliement des sociaux-démocrates du PS à notre nouveau parti démocrate, dès que Ségolène Royal aura été battue. Et une amplification du vote centriste aux législatives, au détriment du PS.
Elle n'aura donc été portée au deuxième tour que pour permettre l'implosion du PS : belle réussite du "vote utile" !
Quant à sa stratégie actuelle pour espérer rallier les électeurs de Bayrou, elle va produire l'effet inverse de celui escompté : les électeurs du centre sont particulièrement sensibles au ridicule de celle qui reprend maintenant à son compte, mot pour mot, les propositions de leur candidat, après les avoir combattues.
La réconciliation, d'accord, mais pas avec l'extrême gauche !!
Et les électeurs de Royal ne vont plus s'y retrouver après les incantations au vote de gauche des semaines précédentes, elle se décrédibilise auprès d'eux également en cherchant à camoufler le vide de son programme derrière des stratégies aussi opposées d'un tour à l'autre.
Une certitude en tout cas pour nous : il faut continuer le combat pour les idées progressistes que nous défendons depuis toujours, nous allons très bientôt avoir un espace encore plus vaste qu'on ne pouvait l'espérer.
Merci François !
09:40 Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, royal, udf, ps, parti démocrate, législatives, bayeux
31 mars 2007
Bye bye Robien !
Merci aux sondages en baisse, qui ont achevé d'écarter celui qui ne représente plus rien à l'UDF.
Que ne se réjouissent pas trop vite ceux qui croient que le moment Bayrou est passé... Les rencontres que je fais tous les jours me disent le contraire : vif intérêt pour la candidature de Bayrou constaté à Isigny ce matin, terre UMPpourtant; présence nombreuse hier soir à notre apéro politique à Creully; allergie des jeunes à Ségolène Royal, beaucoup trop mère supérieure...
Les clignotants sont au vert pour nous, et tant mieux si les sondages nous sous-estiment, comme ils le faisaient déjà en décembre-janvier quand nous sentions les choses bouger sur le terrain. Le phénomène Bayrou est difficile à appréhender pour nos instituts de sondage, ils ne savent pas trop comment l'évaluer.
Résultat positif pour nous : ni le PS ni l'UMP ne font campagne dans notre secteur, tellement ils se sentent sûrs d'eux. Tout juste quelques affiches, un ou deux marchés en 4 mois, 0 tract dans les boîtes aux lettres. On voit qu'ils sont eux-mêmes motivés par leur candidat(e) !!
23:45 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, royal, sarkozy, udf, calvados, isigny, bayeux
25 mars 2007
Quelle majorité pour Bayrou ?
Le PS et l'UMP n'ont pas d'autre argument pour contrer Bayrou que d'évoquer la crise politique qui pourrait suivre son élection. Le vote Bayrou, ce serait le saut dans l'inconnu ?
Et pourquoi pas ? Les têtes connues, qu'elles soient de droite ou de gauche, ne les avons-nous pas déjà assez vues ? Avons-nous envie de voir revenir les ministres de Chirac, ou ceux du gouvernement Jospin ? Quelle garantie peuvent-ils apporter aux Français, sinon la certitude qu'ils s'arrangeront entre eux, sourds à toute proposition de discussion, et que leur politique dressera les Français les uns contre les autres ?
Oui, on ne la connaît que trop, cette façon de gouverner pour "le peuple de gauche" ou pour "les gens de droite".
C'est la raison pour laquelle nous avons besoin d'un véritable changement : avec un président qui propose une démarche nouvelle, des ministres connus ou inconnus obligés de travailler dans le sens de l'intérêt général, des députés prêts à adopter des méthodes de travail nouvelles.
Alors, qui ? entend-on demander. L'entourage de François Bayrou est malheureusement assez mal connu mais il se compose de personnes de très grande qualité, dotées de compétences indéniables : que ce soit Marielle de Sarnez, Jean-Louis Bourlanges, Jacqueline Gourault, Hervé Morin, Charles de Courson, Catherine Morin-Desailly...
Et je ne désespère pas de voir le ralliement de quelques centre-gauche et centre-droit comme Kouchner ou Borloo.
Mais peu importent les noms de ce futur gouvernement, car l'important c'est le projet qu'ils auront à mettre en oeuvre, et celui-ci est très clair : pour le résumer très schématiquement, je dirai que le vote Bayrou, c'est le choix de la restauration de la démocratie, la priorité à l'éducation, la refondation du projet européen, la social-économie qui autorise liberté pour l'entreprise et protection du salarié, la lutte contre l'exclusion, la protection de l'environnement, la lutte contre l'augmentation de la dette publique, au nom de nos enfants.
Alors oui, ce sera une majorité nouvelle, beaucoup plus démocratique.
Il vaut mieux s'inquiéter de savoir comment Sarko ou Ségo constituerait sa propre majorité : avec 25 % des voix au mieux au 1er tour, comment peuvent-ils prétendre gouverner tout seuls ?? Ne risquent-ils pas de devoir s'allier avec les extrêmes ??? Voilà un risque autrement plus important que celui d'une majorité formée autour du centre.
22:40 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, udf, sarkozy, royal, majorité, bayeux, calvados
23 décembre 2006
Osez Bayrou
Au lieu de voter Sarkozy uniquement pour ne pas avoir Ségolène, votez Bayrou, vous serez bien plus sûr du résultat !
Et au lieu de voter Royal uniquement pour ne pas avoir Sarko, votez Bayrou, ce sera la plus sûre façon d'y échapper !
Enfin si vous pensez que le vote pour le PS ou l'UMP est le seul qui nous garantisse contre la présence de Le Pen au 2ème tour, réfléchissez à ceci :
D'abord il n'y a aucun risque que Le Pen puisse remporter le 2ème tour.
Si c'est juste pour pouvoir dire que les Français n'auront pas cette fois-ci amené un extrémiste au 2ème tour de la présidentielle, c'est une façon un peu rapide d'évacuer le problème tout en gardant bonne conscience. Un ou deux points de moins pour Le Pen, ou de plus pour un autre, et tout le monde serait heureux ??
Non, on ne peut pas nier, je crois, la forte présence des extrêmes en France, de droite comme de gauche d'ailleurs.
Que faire, alors ? Se réfugier dans les bras d'un sauveur à la poigne de fer, ou dans ceux d'une madone diaphane, qui seront trop heureux de récupérer à leur tour 80% des voix ?
Et quelle leçon croyez-vous qu'ils en tireraient ? Les croyez-vous capables de dépasser leurs oppositions, qui sont ce qui les fait exister ?
La seule solution face au danger Le Pen, c'est de se préparer au rassemblement des forces républicaines, d'obliger les politiques à travailler ensemble, à chercher des compromis à défaut de consensus.
Le danger Le Pen, ce n'est pas qu'il gagne l'élection, c'est qu'un(e) autre la gagne face à lui et s'empare à nouveau seul(e) de la totalité des pouvoirs.
Si l'on veut réduire en France les votes extrémistes, il faudra bien plutôt leur ouvrir le Parlement en instaurant aux élections législatives un peu de proportionnelle. Mais ceci sera l'objet d'une prochaine note, au moment de la prochaine réunion du Comité Bayrou 2007 de Bayeux, le mardi 16 janvier 2007, sur le sujet suivant : Qu'est-ce que la révolution civique ?
08:55 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Ségolène, Royal, Sarkozy, Le Pen, UDF, présidentielle
22 décembre 2006
Pour convaincre les indécis
C'est fou le nombre de gens qui disent : Bayrou, je voterais bien pour lui s'il avait une chance de gagner...
Bref, cela veut bien dire qu'il a une réelle chance mais que les gens se laissent trop influencer par les sondages.
Où est-il l'organisme de sondage qui posera enfin autre chose que des questions sur Sarkozy et Royal ?
Le jour où les sondages testeront un deuxième tour Bayrou-Royal, Bayrou-Sarkozy, ou Bayrou-Le Pen, que croyez-vous qu'il arrivera ? Bayrou devant, dans les 3 cas de figure !
Voilà qui serait de nature à changer un peu le regard des gens sur notre candidat.
Mais le mieux serait bien sûr que les gens ne se décident pas en fonction des sondages, mais de leurs convictions réelles.
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